Assassinat de Julien Lahaut - Il reste du travail, estime le CEGESOMA qui lance un appel pour sa survie

Assassinat de Julien Lahaut - Il reste du travail, estime le CEGESOMA qui lance un appel pour sa survie
 
histoire

(Belga) "La disparition de notre centre serait nuisible à notre démocratie", a lancé mardi le directeur du Centre d'études et de documentation Guerre et Société (Cegesoma), Rudy Van Doorslaer, à l'occasion de la publication des travaux sur l'assassinat de Julien Lahaut. Selon lui, il reste du travail à faire, notamment sur le terrorisme d'extrême-droite qui a sévi en Belgique dans les années 1970-80.

Comme les autres institutions fédérales, le Cegesoma doit subir la cure de régime décidée par le gouvernement, soit des économies de 4% sur les coûts salariaux et de 20% sur les frais de fonctionnement en 2015 et des économies récurrentes jusqu'à la fin de la législature. Vu l'ancienneté de son personnel, si le Gegesoma doit procéder à des licenciements, il pourrait ne pas y survivre. Une pétition a été lancée au mois de décembre pour sauver l'institution. L'aboutissement des travaux sur Julien Lahaut et la mise au jour de ses assassins montrent l'intérêt de sa mission. Les réseaux anticommunistes clandestins n'ont pas cessé leurs activités en 1950, a fait remarquer M. Van Doorslaer. Par analogie au contexte de chasse aux communistes de l'après guerre, le directeur pointe du doigt les années de plomb en Belgique, notamment les tueurs du Brabant et les affaires qui y ont été reliées. "Le réseau que nous avons découvert n'a pas disparu après l'assassinat de Julien Lahaut. Ces gens-là ne sont pas partis à la pêche en 1952. Il faudrait voir dans ces réseaux quels ont été les éléments de continuité et de discontinuité. Ces réseaux poursuivaient un but idéologique", a-t-il expliqué. Le directeur du Cegesoma a lancé un appel en direction de la secrétaire d'Etat à la Politique scientifique, Elke Sleurs. Le Cegesoma jouit d'un statut bancal: le centre n'est pas repris dans la liste des institutions scientifiques fédérales et l'y inscrire impliquerait de modifier la loi spéciale. Il existe un projet de l'intégrer dans les Archives générales du royaume mais M. Van Doorslaer tient à conserver la neutralité et l'autonomie de son institution. "Ce sont pour nous des dimensions très importantes et je veux être sûr qu'elles puissent être garanties", a-t-il souligné. (Belga)

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