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Ex-membre d'un comité de secteur chez Publifin, Béatrice Kinet brise le silence: "On remplissait les cases"

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Béatrice Kinet a siégé dans un comité de secteur mis en place par l'intercommunale Publifin. La conseillère communale de Marchin a été surprise des sommes qu'elle touchait pour écouter des exposés pendant des réunions. Elle a démissionné il y a deux ans pour des raisons éthiques. Aujourd'hui, elle s'est confié à nos journalistes Mathieu Langer et Marc Evrard.

"C'est vrai que la première fois, bon, je reçois mon premier émolument. Je me dis qu'on est bien rémunéré, c'est vrai", confie Béatrice Kinet. Elle a intégré le comité de secteur des télécoms de Publifin en juin 2014. Elle participe à trois réunions, payées à l'heure et non au jeton de présence, loin des 500 euros la minute. "200 euros l'heure, à peu près", confie la conseillère communale cdH de Marchin. "Vous trouvez ça correct à ce moment-là?", lui demande notre journaliste. "C'est vrai que c'est beaucoup, mais on m'avait toujours dit que dans les intercommunales c'est bien, vous vous posez pas la question au début", répond-t-elle.


"On nous exposait ce qui en était, simplement"

En juin 2013, les comités de secteur sont créés par le conseil d'administration de l'intercommunale. Il s'agit d'organes consultatifs plutôt que décisionnels. "Il n'y avait pas de décision vraiment. On nous exposait les faits, sur la téléphonie, sur la tv, sur les différents médias de télécoms. On nous mettait… pas devant le fait accompli, mais on nous exposait ce qui en était, simplement", précise l'élue.

Pourtant, c'est bien avec l'accord de leur famille politique que 24 mandataires ont siégé dans les comités de secteur: énergie, ville ou télécom. Encore accablée, Béatrice nous affirme n'avoir pas été mise au courant du système en place. "On ne nous a pas informé, expliqué, nous dire ce qu'on attendait de nous. Ce qu'on devait y faire… Je ne vais pas dire qu'on était un jouet, mais on remplissait les cases", explique Béatrice Kinet.

Aujourd'hui, la conseillère communale attend les résultats de l'enquête avant de rembourser ce qu'elle a gagné. Elle reste la seule membre d'un comité de secteur à briser le silence sur les prémices de l'affaire Publifin.

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