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Les riverains présentent une solution "miracle" au survol de Bruxelles: mais les négociations avec la Flandre s'annoncent rudes

 

Les comités de riverains de Brussels Airport font une nouvelle proposition pour réduire les nuisances sonores en raison du survol de leurs habitations: ils proposent de déplacer une des pistes. Explications.

Pourquoi ne pas modifier les routes en déplaçant tout simplement une des pistes de l'aéroport de Bruxelles ? Selon les comités de riverains, cette solution permettrait de réduire de 2/3 le nombre d'habitants survolés par les avions qui décollent à Zaventem. Une solution miracle aux problèmes de survol de la capitale ?

"Il existe une possiblité de plan à long terme. Cela passe par deux mesures. D'une part, le recul de la piste 25L de 1 kilomètre vers la droite. Pour les routes 'Canal' et 'Delta', il faudra utiliser des routes moins densément peuplées vers le Nord de Bruxelles. Au final, cela permet de passer de 1 millions de personnes survolées à 280.000 personnes survolées", a déclaré Antoine Wilhelmi, responsable de l'association "Pas question !".


Coût estimé: plus de 60 millions d'euros

Selon ce plan, les avions partiraient vers le Nord-Ouest de Bruxelles. Sur ce secteur, on passerait de 330.000 habitants impactés à 59.000. Quant au recul de la piste 25L vers l'Est, il permettrait aux avions d'éviter le survol de Bruxelles et d'une grande partie de sa périphérie en mettant tout de suite le cap vers le Sud-Est.

Ce projet prendrait entre 3 à 5 ans et coûterait au moins 60 millions d'euros. Ce montant serait pris en charge par l'aéroport.


"Eviter le survol des zones densément peuplées, cela se fait partout ailleurs en Europe"

Mais pour qu'un tel projet passe, il faudrait trouver un accord avec les régions, et les négociations avec la Flandre s'annoncent déjà très tendues. "C'est un dossier politique et il y a une part de communautaire. Ce que nous disons, c'est qu'il faut sortir de ce problème en appliquant une vraie solution d'intérêt général. Eviter le survol des zones densément peuplées, cela se fait partout ailleurs en Europe", a ajouté Antoine Wilhelmi.

La ministre de la mobilité, Jacqueline Galant, n'a pas souhaité répondre à nos questions concernant ce plan alternatif. Certains responsables politiques bruxellois, à la Région comme dans les communes, soutiennent eux ce projet.

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