Pour savoir comment se vêtir les jours à venir, le réflexe le plus courant est de consulter un bulletin météo. Mais certains préfèrent une autre méthode, beaucoup plus ancienne. Ils s’en réfèrent aux vieux dictons, qui se transmettent de génération en génération, pour prédire l’avenir du ciel. En voici un tout simple, sans doute le plus connu en la matière : « Après la pluie, le beau temps ».  Mais ils sont nombreux. Et ceux qui les connaissent le mieux sont probablement les agriculteurs.

 

"Pluie  à la St Médard, il pleut 40 jours plus tard"

Pendant longtemps, ces dictons ont déterminé les périodes de récolte et ont renseigné les fermiers et les paysans sur les caprices de la météo. Le 8 juin à la Saint-Médard, tout le monde a ainsi les yeux rivés sur les nuages. « Quand il pleut à Saint-Médard, on dit que c’est pour six semaines. Mais il y a Saint-Barnabé, le 11 juin, qui ferme le robinet. S’il pleut le 8 et qu’il ferme le robinet le 11, eh bien il ne pleuvra plus. Mais si il ne le ferme pas, il va pleuvoir six semaines », explique un agriculteur au micro d’Emmanuel Dupond, en ajoutant que lui-même n’y croit pas.

 

Sont-ils vrais ? 

Ces dictons populaires sur la météo sont en effet rarement pris au sérieux. Pour André Etienne, un ancien commandant du service incendie de Jodoigne passionné de météorologie, les dictons ont inspiré les météorologues et réciproquement. « On trouve des dictons qui sont parlants, qui parlent à la météorologie. Maintenant, sont-ils vrais ? Je dirais en partie oui. D’autres sont tout à fait faux. C’est le cas de la pluie à la Saint-Médard. Tout comme « Noël au balcon, Pâques au tison ». Cela n’a aucune véracité scientifique », assure ce météorologue amateur qui diffuse trois bulletins météo par jour.

 

A quand le retour du soleil ? 

Cette année, le Saint-Barnabé n’a pas fermé les robinets et, de fait, il a plutôt fait pluvieux pendant près de six semaines. D’après le dicton populaire et le calendrier, le soleil devrait refaire son apparition après le 17 juillet. Plus que trois jours à attendre et… espérer.