Les risques sismiques sont importants en Wallonie. C'est le constat d'une étude européenne menée par une cinquantaine de scientifiques. Ils ont dressé les premières cartes harmonisées de l'aléa sismique en Europe, rapportait ce week-end le journal français Le Monde.

 

De Liège à Verviers et de Quiévrain jusque Charleroi

En Belgique, l'est du pays est le plus à risque: de Liège à Verviers. Dans le Hainaut: le risque se concentre de Quiévrain, à la frontière, jusque Charleroi. Sur la carte des chercheurs, ces zones sont en rouge. "Dans nos régions, il y a toute la partie est qui a un aléa assez élevé et la zone du Hainaut est une zone où l’aléa calculé est relativement élevé également. Ce que cette carte indique très clairement c’est qu’au nord des Alpes, en Belgique et dans les régions voisines aux Pays-Bas et en Allemagne et à travers toute la Belgique jusqu’au sud de la mer du Nord, on est dans la zone de cette partie de l’Europe où l’aléa sismique est le plus élevé", a expliqué Thierry Camelbeeck, sismologue à l'Observatoire Royal de Belgique qui a participé à cette étude, au micro de Céline Hurner pour Bel RTL.

 

Quel est le risque?

Les scientifiques ont estimé que sur 50 ans, il y a un risque sur dix de séisme. Un tremblement de terre qui pourrait causer des dégâts voir des destructions de maisons. L'objectif des cartes est de permettre d'affiner les règles parasismiques européennes, pour les industriels et exploitants d'installation sensibles (nucléaire). "Ça veut dire que dans ces régions-là, un tremblement de terre peut provoquer des dégâts qui peuvent être relativement importants comme dans le cas du tremblement de terre de Liège en 1983. Dans les normes de construction parasismique pour lesquelles il y a un document belge qui existe, pour toute nouvelle construction, il y a moyen en suivant toutes ces directives de construire de manière à pouvoir résister à ce type de tremblement de terre", a encore précisé M. Camelbeek. Le danger de tremblement de terre est le plus élevé en Turquie, en Grèce et en Italie.

 

L'étude a duré quatre ans

Le programme Share (seismic hazard harmonization in europe) a duré 4 ans et a été financé à 80% par l'Union européenne (4,1 millions d'euros). Il a fédéré 13 pays et mobilisé sismologues, tectoniciens, géodésiens et ingénieurs du génie civil. Le programme s'est clôturé en juin.

 

Céline Hurner