Le gouvernement fédéral a tranché : Jean-Claude Tintin (étiqueté PS), l'ex-patron de la société publique en charge du trafic aérien Belgocontrol, n'aura finalement que 230.000 euros bruts comme indemnité de préavis. En net, cela représente environ 115.000 euros. L'ancien top manager, qui réclamait 530.000 euros, veut attaquer son ex-société en justice, rapporte mardi La Libre Belgique.

Le chef de cabinet de Melchior Wathelet (cdH), le secrétaire d'État à la Mobilité, a annoncé la nouvelle à M. Tintin il y a quelques jours. Il s'agit du minimum légal que l'État pouvait lui donner sur la base de la loi de 1978 sur les contrats de travail. Cette somme correspond à une indemnité de 9 mois de salaire calculée sur la rémunération de Jean-Claude Tintin au comité de direction de Belgocontrol. Sans donc les divers avantages de sa rémunération comme administrateur-délégué de la société publique.

 

"C'est quand même malheureux"

Jean-Claude Tintin veut faire un procès à Belgocontrol une fois la somme fixée par le gouvernement fédéral arrivée sur son compte. "J'attends toujours de recevoir cet argent pour le moment. Je n'ai toujours rien vu venir. Mais si je reçois en effet la somme proposée par le cabinet, j'attaquerai en justice Belgocontrol, oui, évidemment. Et ce, devant le tribunal du travail afin de compléter l'indemnité de préavis. C'est quand même malheureux de devoir attaquer la société que j'ai dirigée...", a-t-il déclaré à la Libre.