A l'avenir, on pourrait voir des engins survoler les champs du pays, rapporte notre journaliste Sébastien Prophète. Il s'agit de drones qui permettent de prendre des photos pour suivre l'évolution des cultures de pommes de terre. "Ces images retirées du drone ne sont jamais qu'une partie de l'information dont on a besoin. Elles vont être couplées à des informations provenant d'images satellites", a expliqué Jean-Pierre Goffart, coordinateur au Centre wallon  de recherches agronomiques.


La chine et l'Inde vont avoir besoin de nos pommes de terre

C'est d'ailleurs le cœur de l'innovation: rassembler les données de drones, satellites et celles au sol, de l'agriculteur. L'objectif est de récolter au moment opportun, et d'optimaliser la production. Selon les professionnels du secteur, le rendement actuel des 80.000 hectares de cultures en Belgique, ne suffira bientôt plus. "Dans certaines zones, comme la Chine et l'Inde, on a une forte croissance de la pomme de terre. Les habitants vont aussi consommer des frites", a noté Romain Cools, secrétaire général de l'association professionnelle Belgapom.

Le service sera payant. Les producteurs et industriels pourront en profiter, mais pas avant à 2017.