Prélever une taxe de trois centimes par litre de boisson sucrée permettrait de récolter annuellement 36 millions d'euros, qui pourraient servir à la prévention contre l'obésité, affirme le groupe de réflexion Itinera Institute dans un quotidien francophone mardi. Il s'agirait d'une augmentation de 15% du budget prévention des communautés.

La hausse de prix des boissons sucrées serait peu perceptible pour le consommateur: une canette de Fanta passerait par exemple de 51 à 52 centimes et une bouteille d'un litre et demi de Pepsi de 1,03 à 1,08 euro.

Le groupe de réflexion se base sur des conclusions de spécialistes américains, qui préconisent d'augmenter le prix des boissons sucrées pour en diminuer la consommation.

Selon ces spécialistes, chaque augmentation de 10% du prix des sodas pourrait diminuer de 7,8% les consommations. L'augmentation de l'obésité s'explique à 40% par l'accès aux calories bon marché, contenues notamment dans les sodas.