A la veille de Noël, un vaste mouvement de grève se répand dans les supermarchés Lidl. Ce ne sont pas les travailleurs, ni les syndicats qui ont décidé de se croiser les bras. Ce sont les gérants de ces magasins "discount" qui se révoltent. Ce qui est plutôt rare.

Mardi, 68 magasins sur les 293 que compte la Belgique étaient fermés dans les provinces de Liège et du Luxembourg. Et ce mercredi, ces fermetures risquent de s’étendre à toute la Wallonie, tant que la direction refuse de dialoguer. "On va essayer de convaincre d’autres magasins de rejoindre le mouvement ", clament ses organisateurs dans le journal Le Soir. Leur ambition est désormais également de toucher la Flandre.

 

Une surcharge de travail

La cause de ce mouvement de grogne ? Une surcharge de travail liée à un manque criant d’effectif. Les caissières souffrent particulièrement de cette situation. Elles déchargent elles-mêmes les camions et réassortissent les rayons. Elles ne restent jamais à une caisse s'il n'y a pas de clients. "Elles travaillent tellement qu'au bout de 5 ans, elles ont des problèmes de dos", explique Jacqueline Orval, secrétaire permanente SETCA pour le commerce liégeois.

Les travailleurs pointent également du doigt les changements incessants d'étiquettes provoqués par une frénésie de campagnes promotionnelles pour contrer ses concurrents, Colruyt et Aldi.

Les protestataires réclament dès lors l’engagement immédiat d’étudiants ou d’intérimaires, surtout que la période des fêtes s’annonce très chargée.