Le débat était houleux cet après-midi au Parlement wallon. Il faut dire que l'hiver n'est pas encore terminé mais l'état de nos routes fait l'unanimité, que ce soit au sein des usagers ou de la classe politique. La situation est déplorable ! Au parlement régional, les députés l'ont clairement exprimé au ministre de tutelle. Le message semble avoir été reçu. "15 millions d'euros ont été dégagés pour faire face à des problèmes de sécurité immédiats dans toute une série d'endroits et sur toute une série de tronçons", a expliqué Benoît Lutgen, ministre wallon de l'Equipement.

 

Un héritage lourd à porter

Plus globalement, c'est l'évolution de l'état général de nos routes et autoroutes qui interpelle. Là aussi, tous les partis politiques font le même constat: l'héritage de Michel Daerden est bien lourd à porter.  "C'est 40% du réseau routier qui est à réhabiliter et 75% du réseau qui pose problème dans une cinquantaine d'endroits différents", a déclaré Daniel Senesael, député wallon (PS).

"Votre prédécesseur nous a baladés sur les routes wallonnes avec les conséquences que l'on connaît aujourd'hui en terme d'état de ces routes et en terme de danger pour les usagers", s'est pour sa part emportée Véronique Cornet (MR) au parlement.

 

Pas encore un centime pour les réparations

En réponse à cette salve d'interpellations, Benoît Lutgen a précisé que l'enveloppe de 600 millions d'euros, annoncée l'an dernier haut et fort par Michel Daerden pour rénover les routes, ne contient toujours pas un centime. "Pour le moment, ces 600 millions d'euros n'existent pas", a confirmé Benoît Lutgen.

Cependant, les négociations pour obtenir ce prêt auprès de la Banque européenne d'investissements sont en cours. Si la région arrive à convaincre la BEI, les moyens pourront alors se débloquer. Les routes pourront alors être peu à peu rénovées...