Alexandre Galluzzo part tous les jours de Bruxelles pour se rendre à Charleroi, et comme l’écrasante majorité des usagers de la route, il n’en peut plus. Nids de poule, trous profonds, cailloux, gravats : prendre le volant est devenu un vrai calvaire. Et petit à petit, ce supplice s’accompagne d’un réel danger qui semble ne pas cesser de croître. Cependant, des débats sont entamés au parlement wallon: en cas de dégâts sur votre voiture, la Région wallonne pourrait être tenue responsable.


Une vidéo édifiante et fidèle à la réalité

Il y a deux jours, Alexandre a filmé une partie de son trajet avec son téléphone portable fixé à son support (visionnez la vidéo au bas de l’article). Le résultat est édifiant : les images illustrent la réalité à laquelle sont confrontés les usagers de la route quotidiennement, à savoir, un danger permanent. Par ailleurs, en tant que contrôleur aérien, Alexandre emprunte également la route la nuit. Le danger, multiplié par l’obscurité, l’écœure : "La vitesse indiquée sur le tronçon que j’emprunte est limitée à 90 km/h, et ce, à cause des dégradations, précise-t-il. Mais ce n’est même pas possible ! Nous sommes tous obligés de rouler à 30 km/h tant l’état du sol est déplorable : rouler à 50km/h est encore beaucoup trop dangereux", assure-t-il.


Pneus, phares et pare-brise détériorés

Les collègues d’Alexandre s’accordent tous à dire que la situation est devenue intolérable. L’une d’elles a eu un pneu crevé à cause d’un nid de poule. Alexandre, lui, a dû remplacer un phare anti-brouillard, brisé à cause des gravats, et son pare-brise a déjà souffert de plusieurs éclats. "Je suis jeune, je ne vais pas commencer à avoir peur de prendre la route, cependant, quand un caillou frappe votre pare-brise, le bruit est très surprenant. Il ne faut pas s’étonner qu’il y ait des accidents, déplore-t-il. J’ai la chance d’avoir une omnium, mais qu’en est-il des autres ? De nombreuses personnes économisent longtemps pour s’offrir une voiture qui sera endommagée à cause de ces routes en piteux état. Comment vont-elles rembourser ces frais ? Il faut que cela change. Que l’on cesse de faire des économies mal étudiées, et que l’on pense au long terme en réalisant des travaux efficaces", enjoint-il.