La limitation de vitesse lors de pics de pollution aux particules fines est une solution à court terme qui ne résout pas le problème de la pollution, estime l'association d'automobilistes Touring. "Tout le monde sait que durant les heures de pointe, la plupart des gens n'atteignent pas les 90 km/h sur les autoroutes. A ce moment, il ne faut donc pas introduire de limitation de vitesse supplémentaire", a indiqué Touring dans un communiqué.

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L'association d'automobilistes estime que, plutôt que d'imposer une limitation de vitesse, il faut s'attaquer au problème de la synchronisation des feux "qui, notamment à Bruxelles, provoque beaucoup d'embouteillages". "Et les voitures prises dans les bouchons polluent plus", explique le porte-parole de Touring, Danny Smagghe.

Une vitesse limitée à 50 km/h en Région bruxelloise entraîne une plus forte consommation de carburant que si les véhicules circulent à 70 km/h, ajoute l'association, pour plaide pour une meilleure fluidité du trafic.

 

Besoin de mesures à long terme

Touring demande également que soient prises des mesures à long terme, notamment vis-à-vis de l'industrie et des entreprises. "La limitation de vitesse à 90 km/h apporte un changement au moment même mais rien ne montre l'efficacité de cette mesure sur le long terme", insiste le porte-parole. 

L’effet réel des réductions de vitesse sur la qualité de l’air est en effet de l’ordre de 1%. La réduction de vitesse serait donc davantage une sensibilisation qu’une action sanitaire directe. C’est pourquoi, les experts appellent à une action nécessaire de longue durée.