La ministre de l'Enseignement obligatoire en Communauté française Marie-Dominique Simonet a dit vendredi son opposition au port de signes convictionnels par des membres du personnel de l'enseignement officiel, au lendemain d'une décision de justice autorisant une enseignante à donner cours voilée.
"Le respect de la neutralité est un fondement de l'enseignement officiel", observe la ministre cdH. "Cette neutralité est requise dans le chef des membres du personnel de l'enseignement officiel. Le port par des membres du personnel de signes convictionnels est susceptible de jeter le trouble quant à l'exigence de neutralité requise. Il n'est donc pas souhaitable de l'autoriser", estime Mme Simonet.
Analyse juridique en cours
Elle précise qu'une analyse juridique est en cours pour déterminer, notamment sur la base de cette décision, et sur la base du "nécessaire respect à accorder aux libertés de religion, de conscience et de pensée", la portée des éventuelles modifications à introduire dans les décrets relatifs à la neutralité dans l'enseignement de la Communauté française ou dans l'enseignement officiel subventionné.
Une réunion de travail intercabinets a déjà été initiée en vue de soumettre prochainement le dossier au gouvernement de la Communauté française, ajoute la ministre. La Cour d'appel de Mons a rendu jeudi un arrêt autorisant une enseignante de Charleroi à donner cours en portant le voile, soulignant que cette enseignante n'avait jamais pratiqué de prosélytisme et toujours observé une attitude discrète.












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