Les banques investissent les écoles. A partir du mois de mai, la KBC a décidé de lancer des supports pédagogiques destinés aux élèves de l'enseignement primaire et secondaire. Outre les différents modes de paiement et l'histoire de l'argent à destination des plus jeunes, ce produit entend aborder les bases du crédit voiture, du crédit hypothécaire, de la banque en ligne.
Cette entrée des banques dans le monde scolaire irrite la députée bruxelloise Caroline Désir (PS), qui estime que s'il est utile d'apprendre aux jeunes à gérer un budget, mais qu’il est "inconcevable que cette éducation soit laissée aux mains des acteurs de la finance". La parlementaire interpellera la semaine prochaine la ministre de l’enseignement en Communauté française, Marie-Dominique Simonet.
"Une publicité cachée"
Du côté de Cemea (le centre d’entrainement aux méthodes d’éducation), il s’agit d’une publicité cachée. "On apprend à consommer, à faire un prêt hypothécaire, à emprunter de l'argent. Je pense que l'école a des missions éducatives qui vont dans ce sens-là aussi, mais l'école doit offrir une garantie d'indépendance et d'esprit critique. A partir du moment où la KBC peut opérer, je ne suis pas certain qu'elle soit là", estime Geoffroy Jadin, le directeur de Céméa, joint par Samuel Ledoux pour Bel RTL.
La KBC se défend et explique qu’il s’agit d’un partenariat avec la maison d’édition flamande Van Him qui gérera le contenu des dossiers pédagogiques.












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