Selon des informations publiées par nos confrères du Soir, les inégalités de revenus se creusent de plus en plus entre en Belgique. Durant la période 1997-2007, on a enregistré, après impôts, une augmentation des disparités de 24% en Wallonie et à Bruxelles, de 22% en Flandre. Se pose alors la question du rôle des impôts. En réalité, leur fonction redistributrice n’est pas à mettre en cause: c’est l’évolution du schéma familial qui expliquerait cette augmentation. "L’essor des familles monoparentales et des couples non mariés fait en sorte que de plus en plus de contribuables rentrent une déclaration en tant qu’isolés et non plus en tant que ménage," explique Philippe Defeyt, économiste, dans les pages du quotidien.

En effet le fisc, alors qu’il enregistrait 5 millions de déclarations il y a 10 ans, enrôle désormais plus de 6,5 millions de déclarations fiscales. Et les revenus déclarés sont forcément plus faibles, compte tenu du fait qu’il y a de plus en plus de personnes isolés.

 

Où les disparités sont-elles les plus marquées ?

C’est à Lasne et dans l'arrondissement d'Arlon que les inégalités entre les revenus sont les plus importantes. A l'inverse, ce sont la commune de Butgenbach et quatre arrondissements flamands (Dixmude, Maaseik, Tielt et Roulers) qui présentent les écarts les moins importants.

Du côté des villes, c'est Bruxelles et Schaerbeek qui enregistrent les plus gros écarts alors que Bruges et Charleroi sont les plus égalitaires.