L’Alcolock se compose d’une partie mobile, dans laquelle le conducteur est obligé de souffler avant de pouvoir démarrer son véhicule. Cet appareil est relié au tableau de bord de la voiture et bloque le démarrage si le taux d’alcoolémie du conducteur dépasse la limite acceptée par la loi. Mais que se passe-t-il si le conducteur demande à une autre personne, qui n’a pas bu, de souffler à sa place dans l’Alcolock ?


Une parade pour contrer les fraudes

L’Alcolok a évidemment prévu l’éventualité selon laquelle les conducteurs en état d’ébriété allaient tenter de frauder le test. Dès lors, l’appareil est programmé pour redemander au conducteur de souffler dans l’Alcolock, et ce, de façon aléatoire. "Entre une minute et une heure et demie après avoir démarré, l’appareil va redemander au conducteur de souffler. Le chauffeur a une dizaine de minutes pour s’arrêter et souffler dans l’appareil. S’il ne le fait pas, le véhicule ne s’arrête pas automatiquement, mais par contre, l’enregistrement de ne pas avoir soufflé est fait", explique Pablo Rauwers, distributeur de l’Alcolock.

 

Le refus de souffler: une infraction

Au niveau judiciaire, ce refus de souffler dans l’appareil est considéré comme une infraction. Pour frauder, il faudrait donc que le conducteur ivre mette en place des subterfuges très contraignants à chaque fois que l'appareil exige qu'il souffle dans la partie mobile de l'Alcolock. Sans être fiable à 100%, l'Alcolock rend cependant l'utilisation de la voiture plutôt pénible dans le cas où le conducteur a bu.

En Belgique, dès le 1er octobre, un conducteur condamné pour conduite sous l’influence d’alcool pourra choisir entre le retrait de permis ou l’Alcolock, précise Luc Maton, pour RTL-TVi.