Les samouraïs de la route, les chacals bikers, etc. Même s’ils ont des noms plutôt barbares, ces motards craignent pour leur vie à chaque sortie sur la route. Ce dimanche matin, ils ont participé à une grande manifestation à Bruxelles. Leur message est clair : oui à la sécurité, non aux taxes et aux formalités. Le gouvernement voudrait notamment imposer des nouvelles plaques d’immatriculation qu’ils jugent trop grandes. "On veut des lignes blanches antidérapantes, on aimerait bien des doubles glissières, plus de parkings pour les motos. Quand il y a une concertation qui se fait au niveau politique pour l’aménagement du territoire au niveau de la sécurité routière, on aimerait bien être impliqué", a expliqué "Funrider", le porte-parole des samouraïs de la route, au micro de Ludovic Delory.

 

Faire le plus de bruit possible

Comme ils ne se sentent pas entendus, ces motards ont donc décidé de se faire entendre. Venus de Wallonie et de Flandre, des centaines de motards sont arrivés ce dimanche à Bruxelles. Une véritable déferlante de deux roues sur la capitale. Escortés par des policiers, ils ont emprunté les grands boulevards avec un objectif : faire le plus de bruit possible.

Arrivés devant le 16 rue de la Loi, la zone neutre où toute manifestation est généralement interdite, les manifestants ont déposé leurs revendications. "A part reboucher des trous, rien n’a été fait", a déploré Michel Matheys, un samouraï de la route.

 

20 fois plus de décès chez les motards

Le vacarme a ensuite cédé la place au silence. Les motards se sont couchés symboliquement sur le sol. Beaucoup d’entre eux ont déjà goûté le bitume. "Cela m’est déjà arrivé avec une plaque d’égout. Je suis tombé. Maintenant, j’ai quatorze vis et deux plaques", a témoigné un manifestant. Selon eux, le monde politique ne bouge pas et ne prend pas ses responsabilités. En Belgique, on constate 20 fois plus de décès chez les motards que chez les automobilistes.