Soeur Saint-Denis, 81 ans, et soeur Marie-Daniel, 86 ans, n’ont pas supporté l’idée d’être placées dans une maison de retraite en Ardèche, comme le voulait leur hiérarchie. "On peut respecter les vœux, c’est entendu. Mais il faut le faire avec intelligence. On ne peut pas nous imposer des choses qui vont à l’encontre de notre conscience", explique sœur Saint-Denis. "Je n’ai pas envie du tout d’aller à Aubenas, poursuit sœur Marie-Daniel. Parce que ce n’est pas mon pays, premièrement: je ne connais personne. Ensuite, il y a 40 ans que je suis ici, j’estime que je peux y rester encore 40 ans !", plaisante l’octogénaire.

Trop âgées pour rester dans cette maison

Les deux religieuses vivent dans un véritable havre de paix situé à 800 mètres de la plage. Une très jolie maison qui appartient à leur congrégation et qu’elles refusent de quitter. En effet, on leur demande de partir car elles souffrent de problèmes de santé : "Les dernières fois où je suis venue, j’en étais malade de voir comment elles descendaient l’escalier. En les laissant dans ces conditions, je me sentais comme responsable de non assistance à personne en danger", explique sœur Colette, de l’Institut des sœurs Saint-Joseph.


Soutenues par la population !

Les deux sœurs avaient quitté la villa de l'Eau-vive le 12 juillet, alors que des membres de la congrégation étaient venus les aider à faire leurs bagages. Les religieuses octogénaires sont soutenues par la population. Tous dénoncent les manières brutales de la congrégation soupçonnée de vouloir vendre la maison des sœurs. Elles ont pris un avocat, pour se défendre.