L'avocat Walter Van Steenbrugge, qui défend une trentaine de victimes d'abus sexuels au sein de l'Eglise, n'est pas convaincu par l'annonce de la mise en place d'une nouvelle commission interne. Il estime que Mgr Léonard aurait dû se contenter d'une déclaration laconique se limitant à une seule phrase: "nous laisserons désormais la justice faire son travail."
Selon l'avocat, plusieurs victimes ont déjà réagi dans ce sens: l'Eglise doit s'abstenir et laisser la justice faire son travail. Johan Bonny, porte-parole de la conférence épiscopale, a annoncé lundi que la nouvelle commission allait collaborer avec la justice. "On sait ce que cela a donné dans le passé. L'Eglise doit cesser de passer des accords avec les autorités judiciaires", a commenté Me Van Steenbrugge. L'avocat insiste sur la notion d'Etat de droit. Il souligne qu'une commission créée au sein de l'Eglise n'a pas de base légale. La seule chose que l'Eglise puisse faire à ses yeux, c'est créer un fonds d'indemnisation dont les avoirs seraient par la suite répartis par la justice. Me Van Steenbrugge examine la possibilité de réunir les victimes d'abus sexuels au sein de l'Eglise, de telle manière qu'elles puissent être représentées collectivement. (VIM)