Ce 28 avril, à l'occasion de la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, la CSC mène ce matin une action à Bruxelles pour protester notamment contre la hausse du taux de refus d'accidents du travail par les assureurs. Alors qu'en 1985, seulement 2% des accidents du travail déclarés faisaient l'objet d'un refus, cette proportion est passée à 9% en 2009, selon les chiffres du Fonds des Accidents du Travail.

 

Collecte pour les victimes dont le dossier a été refusé

Une cinquantaine de militants CSC iront à vélo à la rencontre de la ministre de l'Emploi Joëlle Milquet, avant d'aller distribuer du glucose aux fonctionnaires du Fonds des Accidents du Travail "pour doper leur énergie". Ils organiseront ensuite une collecte sur le trottoir d'Assuralia pour les victimes dont le dossier a été refusé.

 

Chaque jour, 5000 personnes meurent d'un accident du travail dans le monde

Selon le Bureau international du travail 2,2 millions de travailleurs dans le monde meurent chaque année dans le cadre de leur travail, à la suite d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, soit 5000 personnes par jour. En Belgique, les dernières statistiques de 2009 montrent une forte diminution du nombre d’accidents du travail ainsi que du pourcentage d’accidents mortels, mais c’est surtout lié à la baisse du nombre d’emplois.

 

Un mort tous les trois jours 

En 2009, on dénombrait encore 168.000 accidents du travail en tout , dont 22.000 sur le chemin du travail et 60.000 sans conséquence.  71.000 ont donné lieu à une incapacité temporaire et 13.000 à une incapacité permanente de travail. Cette même année, il y a eu en Belgique 127 accidents du travail mortels, dont 76 sur le lieu du travail et 51 sur le chemin du travail.

Les accidents sont les plus nombreux dans les entreprises qui occupent moins de cinquante travailleurs. La majorité (57%) des accidents mortels surviennent dans les PME (qui n’emploient que 39% des travailleurs).

 

Une charge psycho-sociale non négligeable

Les accidents ou maladies professionnelles prennent également des formes plus insidieuses qu’auparavant. On pense aux maladies nerveuses, aux dépressions, au burn-out ou, dans les cas les plus dramatiques, aux suicides, qui sont parfois reconnus comme accidents de travail, indique la FGTB.