Tous les ans, les vaches d’Eric Wyngaert, producteur de lait à Presles, produisent 230.000 litres de lait. Depuis quelques années, ses frais de productions ne cessent d’augmenter : "Ce qui nous tue, c’est que le coût des denrées alimentaires, avec l’augmentation du prix des céréales, a monté de 30%. Le prix des protéines végétales, par exemple, a augmenté fortement", a-t-il confié à notre journaliste Sébastien Prophète.

 

Les prix ont augmenté depuis 2009...

En 2009, le secteur laitier se trouvait en crise totale. Les agriculteurs ne recevaient que 24,7 euros pour 100 litres de lait. Des actions de protestation avaient ainsi éclaté dans tout le pays et des milliers de litres de lait avaient été répandus dans des champs ou ailleurs. D’après la Confédération belge de l'industrie laitière (CBL), depuis lors, les prix ont repris leur courbe ascendante : les laiteries achètent leur lait aux producteurs à plus de 34 centimes.

 

... mais les coûts de production aussi

Mais Eric, lorsqu’il consulte sa facture, ne fait pas le même constat. Il revend son lait à 27 centimes le litre. Selon ce producteur, pour revendre son lait à 34 centimes le litre, il faut un lait d’une excellente qualité, qui coûte également plus cher à la production. Si le prix d’achat est plus élevé que durant la crise, bien souvent il encore insuffisant que pour réaliser des bénéfices, d’autant que les agriculteurs doivent rembourser les aides octroyées. "Si le coût de production monte et que le prix du lait monte à peine, on ne pourrait pas rembourser notre crédit. En plus avec le facteur sécheresse qui vient compliquer le problème, on fait quoi ?", s’interroge-t-il.

Les producteurs réclament un effort des laiteries et de l’industrie agro-alimentaire ainsi que de la grande distribution, par une augmentation significative des prix.