En 2004, le ministre fédéral de l'Emploi de l'époque, Frank Vandenbroucke (sp.a), avait décidé de travailler sur deux axes. D'une part, il a amélioré les modes de transmissions des données par les services régionaux de l'emploi. D'autre part, il a instauré un dispositif de contrôle de la disponibilité des chômeurs par l'Office national de l'emploi (Onem).

 

"Nous ne sommes pas laxistes"

Aujourd'hui, près d'un chômeur complet indemnisé sur 4 fait l'objet d'une sanction chaque année. "On ne peut dès lors pas dire que nous sommes laxistes", explique Joëlle Milquet. Par ailleurs, le comportement des autorités wallonnes a changé. Ainsi, en 2003, les données transmises par le VDAB flamand ont conduit à 3.449 sanctions, contre 186 côté wallon.

 

Désormais plus de sanctions en Wallonie qu'en Flandre

En 2010, le rapport s'est inversé. En effet, "le Forem wallon transmet désormais sans retenue le nom des demandeurs d'emploi qui ne respectent pas leurs obligations", explique La Libre Belgique. Les transmissions d'informations à l'origine des institutions régionales wallonnes ont même conduit à davantage de sanctions (11.171) que celles provenant des autorités publiques flamandes (9.094).