En l’espace de cinq années, l’offre de cours de rattrapage a quintuplé. Les portes d’un nouveau business se sont ouvertes devant le nombre toujours grandissant d’étudiants devant présenter une seconde session d’examens. Certaines personnes peu scrupuleuses se sont alors lancées dans l’aventure de la remise à niveau sans pour autant avoir les qualifications requises.

 

Pas de législation pour baliser ces cours

"Aujourd’hui on est vraiment dans une offre commerciale où il y a de toutes sortes. Il y a à boire et à manger", explique Marc Vandercammen, Directeur général du CRIOC, au micro de Sébastien Capette. "Il y a un potentiel important en terme de marché et à côté de cela, il y a un nombre important de personnes qui se disent : ‘S’il y a un marché autant essayé de se lancer dessus’. D’autant plus qu’il n’y a pas de réglementation spécifique", continue-t-il.

 

Seule obligation: afficher le prix

Une seule loi gère ce type de business. C’est la loi sur les pratiques de marchés qui impose au commercial d’afficher clairement ses tarifs. Pourtant, même cette simple règle est rarement respectée. "On parle de prix ‘à partir de’, on parle de prix ‘horaire’ mais on ne vous dit pas  combien d’heures vous seront nécessaires. Vous ne savez donc pas très bien ce que vous achetez", dénonce Marc Vandercammen.

 

Conseils judicieux

Bien souvent, les sociétés commerciales qui vous proposent des cours de rattrapage assurent la réussite de votre enfant. Il s’agit d’un argument de vente mensonger. Rien ne peut jamais garantir la réussite de l’étudiant. Mais être  entouré par un véritable professionnel peut aider l’élève en difficulté. "Avant de souscrire à ce genre de cours, il faut prendre ses renseignements. Demander des références, contacter des anciens étudiants pur voir ce qui a bien marché et ce qui a moins bien fonctionné. C’est le seul moyen d’éviter d’acheter un chat dans un sac", termine-t-il.