Des chercjheurs de l'université de Mons ont participé à une étude européenne visant à en savoir plus sur les adultes qui entrent en contact avec des enfants sur le net. Associés à trois autres universités européennes, ils ont dressé le profil de ces prédateurs. Pour cela, ils ont travaillé en collaboration avec la police et avec des "grommers", soit des pédophiles qui utilisent internet pour créer un contact avec leurs victimes.
"L'escalade peut être assez rapide"
Ces abuseurs ont en moyenne 40 ans, et pour 35% d'entre eux, ils ont des antécédents judiciaires. "En général, la prise de contact se fait via internet. Donc via les réseaux sociaux et les boîtes mail. L'escalade peut être assez rapide, et là l'agresseur peut commencer à utiliser le téléphone et devenir beaucoup plus proche de sa victime", a expliqué Vanessa Milazzo de la faculté de Psychologie de l'université de Mons.
L'étude a également permis de dresser un portrait "type" des victimes. Il s'agit à 84% de filles, souvent âgées de plus ou moins 13 ans.
Trois catégories
Les agresseurs, eux, ont été divisés en trois groupes: ceux qui recherchent un simple contact, d'autres qui apprécient la manipulation, et enfin ceux qui ont pour objectif d'abuser sexuellement de leur victime.
La règle à retenir est de ne surtout pas donner d'information personnelle a un individu que l'on ne connaît pas, et avoir une adresse mail avec des pseudos plutôt que le nom de famille s'il y a échange de courrier électronique.












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