D'ici quelques semaines, votre pharmacien choisira lui-même certains médicaments prescrits par votre médecin. Le moins cher avec la même molécule, souvent des génériques donc. Cela concerne les antibiotiques, les antiulcéreux et des produits contre les infections dues à des champignons. Même s'il existe quelques exceptions, les médecins sont furieux.

 

Mise en danger des patients

Le but du gouvernement est d’économiser 20 millions d’euros dans les remboursements. Mais les médecins sont furieux, la prescription ne vaudra plus rien. Le médecin indiquera uniquement le nom de la molécule du médicament. Aux pharmaciens de donner, le moins onéreux. Pour cela, chaque mois, l’INAMI (Institut national d’assurance maladie-invalidité) publiera une liste des médicaments les moins chers. "Pharma.be" dénonce une mise en danger des patients et risque de se tromper davantage entre les doses et les boîtes. Seule exception, le médecin pourra indiquer sur sa prescription que le médicament ne peut pas être remplacé. Du travail en plus donc et le secteur regrette un manque de concertation.

 

"C'est plus rentable pour l'économie de laisser mourir ces gens qui ne rapportent plus à la société."

Par ailleurs, le journal Le Soir relaie l'inquiétude des cardiologues par rapport à certaines mesures prises par le gouvernement Di Rupo. Notamment une opération cardiaque innovante qui ne sera plus remboursée. Plus de remboursement non plus pour certains examens préopératoires qui permettaient justement d'éviter l'opération.Le président des cardiologues belges, le professeur Legrand, dénonce ces mesures dans le journal "Le Soir": "C'est plus rentable pour l'économie de laisser mourir ces gens qui ne rapportent plus à la société."