L’ASBL Infor jeunes de Laeken pointe du doigt les méthodes employées par un tiers des établissements scolaires bruxellois. Ces écoles ne souhaiteraient pas s’inscrire dans le projet de mixité sociale décidé par la Ministre de l’enseignement Marie-Dominique Simonet. Ne pouvant refuser une inscription, elles utiliseraient des moyens détournés pour décourager les élèves venant d’école dite "à discrimination positive", c’est-à-dire présentant un indice socio-économique faible. Selon le décret, ces élèves sont pourtant prioritaires.

 

De l’argent serait demandé

"Afin de contourner cette priorité, certaines écoles exigent des parents certaines obligations", a expliqué Chantal Massaer, directrice d’Infor jeunes au micro d’Antonio Solimando pour Bel RTL. Les dirigeants d’école demanderaient notamment de l’argent aux parents. "Une somme de 75 euros cela peut être une somme anodine pour d’aucun, cela peut être une somme importante pour d’autres qui ont des moyens limités", a–t-elle détaillé.

 

Des enfants traumatisés

De plus, le formulaire d’inscription commun à toutes les écoles du Royaume serait régulièrement assorti de demandes beaucoup plus personnelles. Lors d’un entretien d’inscription, on demanderait aux parents quelle est leur profession, si des membres de leur famille ont déjà fréquenté les lieux ainsi qu’une multitude d’autres questions plus illégales les unes que les autres. Une véritable épreuve de force pour le jeune qui, bien souvent, est contraint d’assister à la scène. "Certains enfants en sortent traumatisés –le terme n’est pas trop fort- par ce qu’ils vivent comme un véritable examen", a conclu madame Massaer.