Le premier cas de contamination par le virus de Schmallenberg a été détecté en Belgique le 23 décembre dernier sur des agneaux nouveau-nés présentant des malformations ou mort-nés. Le virus a depuis lors été mis en évidence dans 75 exploitations ovines, quatre bovines et une caprine, principalement dans la partie nord-ouest du pays.

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D'autres cas vont être découverts, notamment dans la mesure où la période de mise-bas va prochainement débuter, principalement chez les ovins et caprins, prévoit l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca). Les informations actuelles indiquent que le virus ne présente pas de risque pour les autres espèces ni pour la santé humaine.
 
Le virus de Schmallenberg a été identifié à l'automne 2011, en Allemagne, dans plusieurs échantillons provenant de bovins et ovins présentant des symptômes atypiques des maladies connues. Un nombre croissant de troupeaux infectés ont été signalés jusque fin octobre. Le nombre de cas a ensuite fortement chuté.

Chez les bovins, le virus provoque en premier lieu des symptômes cliniques légers tels que fièvre, perte d'appétit, chute de production laitière pendant une dizaine de jours, etc. Dans la plupart des cas, les symptômes disparaissent après quelques jours.

Chez les ovins, l'infection d'animaux gestants peut être la cause d'un taux anormal de mortinatalité ou d'avortements et de malformations à la naissance. Depuis le 1er décembre, de nombreux cas ont été enregistrés aux Pays-Bas. Quelques veaux ont également été contaminés.

Seul un traitement symptomatique des animaux atteints est possible: il n'existe actuellement aucun vaccin, ni traitement spécifique pour le virus, qui se transmet essentiellement par les culicoïdes (moucherons).

Aucune mesure de prévention et de lutte contre la maladie n'est actuellement prévue dans la législation européenne, ni dans la législation nationale. Lorsqu'un détenteur observe ces symptômes atypiques, il est cependant invité à appeler son vétérinaire afin d'exclure toute maladie à notification obligatoire.

Le virus doit son nom au village de Rhénanie du nord-Westphalie dans lequel il a été découvert.