Fumer longtemps en vieillissant aurait un impact sur les fonctions cognitives, le langage, la concentration et le raisonnement, selon une étude publiée dans un magazine américain. Cette recherche a été menée durant 10 ans sur des fonctionnaires britanniques (5099 hommes et 2137 femmes). Les auteurs ont étudié le lien entre fait de fumer et la détérioration des capacités intellectuelles, surtout à des âges avancés. L'étude justifierait pleinement l’arrêt total du tabac. "Pour leur mémoire, leur langage, et leurs capacités exécutives, arrêter garde du sens même à un âge avancé", expliquait Jean-Christophe Bier, chef de clinique adjoint en neurologie à l'Hôpital Erasme à Bruxelles. Autre élément surprenant, les hommes qui ont arrêté de fumer dans les dix ans qui ont précédé les premiers tests couraient toujours un risque plus élevé de déclin mental.

 

Plus d'hommes que de femmes étudiés...

En ce qui concerne la différence entre hommes et femmes, elle pourrait relever d’une raison statistique. "Il n'est pas impossible que ce soit un artifice statistique dû à la façon dont on a étudié les choses. Il y a beaucoup plus d'hommes qui ont été interrogés que de femmes", toujours selon le Dr Bier.

 

Même pas peur

Cette étude ne dissuade pourtant pas certains Belges interrogés. "C'est un très bon stimulant quand il s'agit de passer une période de stress", disait l'un d'eux dans le journal de 19h au micro de Nadia Bouria. "Je ne suis vraiment pas sûr que le cerveau fonctionne moins bien à cause de la cigarette. Mon père est mort à 89 ans, il a fumé jusqu'au bout. Mon grand-père est mort à 96 ans, il a fumé jusqu'au bout. Ça ne me fait pas peur", concluait un autre.