L'écart salarial entre les hommes et les femmes dans le secteur privé, observé sur la base du salaire horaire brut, s'élève à 25 % chez les employés et 17 % chez les ouvriers, apprend-on mardi dans la publication "Femmes et hommes en Belgique. Statistiques et indicateurs de genre", présentée par l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes, au cours d'une conférence de presse à Bruxelles.

 

Ecart moins élevé dans le public

L'écart salarial dans le secteur public est nettement moins élevé (5 % chez les contractuels) et s'explique par le fait que les salaires sont beaucoup plus réglementés dans l'administration. Le secteur public emploie plus de femmes que d'hommes, mais les fonctionnaires masculins sont proportionnellement plus souvent nommés à titre définitif. Selon le rapport, plus le salaire en jeu est important, plus l'écart entre les hommes et les femmes croît.

 

Une répartition déséquilibrée

La répartition des hommes et des femmes sur l'échiquier professionnel est également déséquilibrée. Parmi les femmes salariées, 44,3 % d'entre elles travaillent à temps partiel, contre 9,3 % chez les hommes. 67,4 % des hommes en âge de travailler sont actifs sur le marché du travail, pour 56,5 % chez les femmes. Le taux de chômage est sensiblement égal, autour de 8 %.

 

Vers plus d'égalité ?

"Si l'on compare les statistiques actuelles avec celles récoltées il y a cinq ans, nous observons que la tendance générale est celle d'une évolution positive progressive, vers plus d'égalité", a indiqué Michel Pasteel, le directeur de l'Institut. Il précise néanmoins que "dans de nombreux autres domaines, les statistiques montrent que des différences flagrantes entre les femmes et les hommes persistent".

 

Conjuguer vie professionnelle et vie familiale

En ce qui concerne la gestion entre le travail et la vie de famille, on constate que le nombre de pères au foyé a doublé ces 25 dernières années. Cependant, les femmes sont davantage impliquées dans l'éducation des enfants. "Une femme s'occupe 2 fois et demie plus des enfants, qu'un homme", explique Michel Pasteel, au micro de Jessica Nibelle.  "La répartition vie familiale/vie professionnelle reste toujours inégale".