Le célèbre réseau social Facebook utilise des règles précises pour modérer les contenus. Ceux qui sont considérés comme étant scandaleux ne sont pas obligatoirement illégaux. Gawker.com s'est procuré le document via un ancien salarié d'une entreprise d'externalisation de services. Il s'occupait de modérer ce que les utilisateurs de Facebook postaient et qu'on leur dénonçait...

 

Des règles parfois surprenantes, comme pour le cannabis

Concernant la sexualité, Facebook interdit toute description, photographique ou écrite, d'actes sexuels. On apprend, entre autre, que les images d'enfants (capables de tenir debout) nus ou en sous-vêtements sont interdites. Un langage "cru" ne sera pas soumis à modération tant qu'il ne s'agit pas d'une sollicitation d'acte sexuel. Les contenus concernant les substances illicites sont interdits. Seule la marijuana est autorisée, "sauf s'il est clair que l'utilisateur en vend, en achète ou en fait pousser", détaille Damien Leloup, auteur de l'article.

L'ensemble des publications concernant les tortures, envers des êtres humains ou des animaux, sont interdites. Les images de sang ou de membres écrasés ne sont pas soumises à la modération sauf si les organes sont visibles. Les menaces à l'encontre d'une personne sont modérées si celles-ci sont jugées crédibles. Les contenus concernés doivent préciser des éléments de contexte (par exemple le lieu) ou mentionner une récompense.

 

La Turquie, une exception

Le texte, publié sur le site Gawker, précise que "toutes les attaques contre (Mustapha Kemal) Atatürk", "les cartes du Kurdistan" ou les photographies de "drapeaux turcs en feu" doivent être signalées à un responsable. Par contre, "les images de drapeaux d'autres pays en feu peuvent être validées". Certains contenus, "s'ils sont clairement opposés au PKK", le Parti des travailleurs du Kurdistan, peuvent être autorisés, révèle encore notre confrère du quotidien le Monde.