Les enfants ont entendu parler du drame de Châtelineau. Ils connaissent le prénom de la petite Diana, tuée par sa mère, et sont soumis aux images et aux discours des adultes. A leur manière, ils sont sensibles à ce type d'évènement, d'autant que celui-ci concerne un enfant. Selon le pédopsychiatre Jean-Yves Hayez, il est facile de rassurer un enfant en prononçant quelques phrases qui paraissent pourtant simplistes. De plus, il faut faire preuve d'écoute.



Premier conseil: soyez là

Jean-Yves Hayez estime que "le premier geste est d'être là. Montrer aux enfants qu'ils ne sont pas abandonnés, leur montrer que l'amour, la force et la protection existent toujours dans le monde". Ces paroles, apaisantes, leur feront voir les choses sous un angle moins sombre.



Dans un second temps, il faut les écouter

Ensuite, ouvrez grand vos oreilles, car les enfants ont beaucoup de choses à dire. "On peut leur poser des questions 'Comment vis-tu ça?', 'Qu'as-tu compris?', 'Que penses-tu de ça?' ou en faisant dessiner les plus petits. Et on se rend compte qu'ils disent énormément de choses et que cela vient d'eux", poursuit Jean-Yves Hayez.



Rectifier les erreurs

Ensuite, si c'est nécessaire, on peut leur donner des informations pour contre balancer des erreurs qu'ils auraient pu entendre. Par exemple, on peut leur préciser que c'est un cas exceptionnel. On peut aussi leur dire "Oui, il arrive qu'une maman oublie qu'elle est maman à un moment, et qu'elle ait des idées horribles en tête", ajoute le pédopsychiatre, en précisant qu'il convient alors de dire à l'enfant qu'on l'aime et qu'il est en sécurité : "On peut lui dire 'Nous te protégeons, nous t'aimons et cela n'arrivera jamais dans notre famille'". Des paroles qui "valent la peine d'être prononcées", selon le pédopsychiatre.