La Belgique et la Chine ont signé vendredi à Pékin un accord pour l'importation de bourdons belges en Chine. Chaque année, de 20 à 40 millions de bourdons pourraient être exportés vers ce pays. Le mois dernier, les deux pays avaient déjà signé un accord pour l'importation de sperme de boeuf sur le marché chinois. "Certains pensent que les bourdons sont un produit marginal. Mais, ils se trompent, les bourdons ont une forte valeur", a-t-on indiqué lors de la signature du protocole durant la visite du ministre des Affaires étrangères Didier Reynders à Pékin.

 

Le bourdon est plus résistant

Les bourdons sont déterminants dans la pollinisation et augmentent le rendement des récoltes de 30%. Il s'agit, selon Biobest, le numéro 2 mondial du secteur, d'une exportation "high-tech". Cette société basée en Belgique fait partie d'un microcosme d'entreprises qui maîtrisent la production commerciale de bourdons. Le bourdon a la côte car il est plus résistant que l'abeille. Et son transport est assez aisé car il ne vole pas quand il faitnoir.

 

"Pour nous il y a un potentiel assez grand"

Biobest table sur un potentiel de 634.000 hectares de cultures potentielles en Chine dont des tomates, concombres, fraises et melons. "Si les choses se développent là-bas comme ici, pour nous il y a un potentiel assez grand", a précisé Jean-Marc Vandoorne, directeur général de Biobest, au micro d'Olivier Pierre pour RTL TVI.