L'immigration permanente à destination des pays de l'OCDE a connu une baisse de 2,5% en 2010 par rapport à l'année précédente, avec 4,1 millions de personnes concernées. Les migrations à destination des Etats-Unis ont notamment chuté de 8% en 2010. La baisse a été de 3% pour ce qui concerne les pays européens de l'OCDE, sans tenir compte des mouvements intra-européens. Les données nationales récentes montrent cependant que la hausse a repris en 2011 en Australie, aux Etats-Unis et en Nouvelle-Zélande, ainsi que dans la plupart des pays européens, à l'exception de l'Italie, de l'Espagne et de la Suède.

"C'est principalement le déclin de la demande de main d'oeuvre et non les restrictions imposées par les politiques migratoires qui explique la chute de l'immigration pendant la crise", a expliqué Angel Gurria, le secrétaire général de l'OCDE. Les pays devraient accorder plus d'attention aux besoins à long terme de leur marché du travail, se concentrer sur les compétences et définir des politiques en vue de l'intégration des migrants, en particulier des jeunes, dont les compétences seront requises lors de la reprise économique mondiale, a-t-il ajouté.