Fin de l'année dernière, 95 gares disposaient d'au moins une caméra de surveillance. Elles n'étaient que six en 2006. "Les gares et points d'arrêt sont équipés d'une vidéosurveillance sur la base d'une évaluation des risques reflétant le niveau global de risque du site. Cette évaluation (...) tient compte de données relatives à la criminalité et aux nuisances, du nombre de voyageurs et de l'infrastructure de la gare", a répondu le ministre des Entreprises publiques, Paul Magnette (PS), à une question du sénateur Bert Anciaux (sp.a).     

 

Les images conservées 7 jours

Depuis avril 2010, ce sont des caméras numériques à haute définition qui équipent les gares. La visualisation des images est centralisée au Security Operations Center (SOC), situé à Bruxelles-Midi, et aux antennes du SOC. "C'est également au SOC qu'arrivent les lignes téléphoniques d'urgence. On peut ainsi suivre en temps réel l'ampleur des faits et y apporter la réponse adéquate", explique un porte-parole de la SNCB Holding.      Les images peuvent en outre servir à la justice. Elles sont conservées pendant sept jours et peuvent faire l'objet d'une demande judiciaire, uniquement à l'initiative d'un juge d'instruction. En 2011, 2.500 demandes de ce type ont été introduites "et dans 85% des cas, cela a permis d'élucider l'affaire", précise le porte-parole. Passé ce délai de sept jours, les images sont effacées.