Les Belges sont de plus en plus nombreux à faire le choix de vivre à bord d’une péniche. Notre journaliste Vincent Jamoulle a rencontré plusieurs Liégeois qui ont décidé de vivre sur l’eau. Parmi eux, Bernard, qui vit sur une péniche sur la Meuse, en plein centre-ville de Liège, depuis 7 ans. Il y dispose du même confort que dans une maison: 130 m², cuisine équipée, trois chambres, salle de bains… avec un petit plus qui fait toute la différence: la possibilité de larguer les amarres n’importe quand. "On est un petit peu comme sur une île, on est au milieu de la ville mais on est sur un petit îlot à soi, et ça, cela n’a pas de prix. La tranquillité, c’est formidable", explique-t-il à notre journaliste.

 

Près de tout

Sur un petit canal qui relie l’Ourthe à la Meuse, Francis et Françoise, eux, ont acheté leur péniche quasi à l’état d’épave il y a 5 ans. La rénovation se termine enfin et ils sont sur le point de quitter la maison qu’ils louent: "On en pleine nature, on peut se promener à pied, faire du vélo, faire le Ravel jusqu’à Esneux, Tilff... On a les commodités, les magasins", explique Françoise.

 

Quel coût ?

Franck paie 156 euros de taxe par an pour le stiationnement de sa péniche de trente mètres le long d’un quai. Un prix démocratique comparé à celui d’autres canaux européens: "Il y a des pays où ça devient la folie. Si vous allez à Paris, ma foi, le stationnement peut vous coûter jusqu’à 2500 euros par mois, ensuite il faut encore avoir un bateau", précise-t-il.

Les bateaux doivent en principe rester en état de naviguer. Cela implique un contrôle de la coque en cale sèche tous les 5 ans, qui coûte 2500 euros.

 

Et les inconvénients ?

Christophe a sauté le pas il y a un an et demi, et décrit le principal inconvénient, qui toutefois ne le dérange pas: "Les toilettes, c’est comme dans une caravane, donc ça tombe dans une cuve, on doit un peu se débrouiller pour les vider. Après, niveau électricité, nous on a ce qu’il faut ici et on a l’eau de la ville. C’est comme dans une caravane, mais mieux qu’une caravane", explique-t-il.