Ce matin, le quotidien Le Soir a publié un article relayant des accusations de fautes scientifiques à l'encontre du professeur Jacques Donnez, un gynécologue ayant acquis une réputation mondiale dans le domaine des greffes ovariennes. On lui reproche, entre autres, d'avoir menti lors de la publication de résultats d'une expérience de greffe ovarienne entre soeurs non jumelles. Cette expérience a abouti à la naissance d'un bébé en janvier 2011 et constituait une première mondiale.



Il aurait "omis" de mentionner des résultats

D'importantes réserves ont jeté un doute sur l'opération de greffe. André Van Steirteghem, professeur émérite à la VUB et sommité de la reproduction assistée, a estimé que la publication de Donnez faisait preuve de "manque d'approbation éthique et d'omission d'une évidence médicale". De plus, le journal Le Soir a rapporté lundi la présence de follicules lors d'une biopsie, mettant le doute sur la vivacité de l'ovaire. Il a été reproché au professeur de ne pas avoir mentionné leur présence.



Donnez contre-attaque

Enthousiaste de la découverte, Jacques Donnez confesse avoir omis des vérifications faites ensuite: "Les analyses ont confirmé que les follicules étaient morts, ce qui est courant chez les femmes ménopausées, et que le bébé venait bien du greffon."