Une vingtaine de Belges sont en train de vivre une mésaventure sur l'île de Ténérife. Partis aux Canaries pour se détendre, ils sont coincés sur place depuis presque 48 heures. Et selon l'un des voyageurs, Thierry, les vacances sont complètement gâchées: "Simplement parce qu'on se retrouve dans des conditions déplorables. On est dans un pays chaud et on n'a pas pu se laver, se restaurer ou boire. Dans l'aéroport, la climatisation ne fonctionne pas. Au total, on est une trentaine de personnes dont une famille avec un enfant de 15 mois", a-t-il expliqué au micro de Gaëtan Sgualdino.



Des chambres d'hôtel en piteux état

Selon le tour opérateur, Thomas Cook, suite à un problème sur le vol à l'arrivée, tous les départs ont été postposés. En attendant, avec très peu d'informations, ces Belges galèrent: "A l'aéroport, on nous dit qu'il n'y a pas de vol disponible pour l'Europe et qu'il faudra attendre le lendemain. Ensuite, on nous propose des chambres pas du tout à la hauteur de l'hôtel réservé au départ. On annonce 4 étoiles et on se retrouve avec des draps souillés et troués et des tentures sales et trouées également", a décrit Thierry, dépité.

 

Le retard se justifie par un concours de circonstances

Du côté de Thomas Cook, on tient à expliquer le déroulement des faits. Lors d'un vol vers l'Espagne, jeudi, une passagère fait un malaise. L'avion doit alors se poser d'urgence au Portugal. Les touristes arrivent dans la soirée à Ténérife, mais à cause du délai supplémentaire, les pilotes comptabilisent trop d'heures de vol. Légalement, ils ne peuvent donc plus retourner en Belgique. Le lendemain matin, c'est un problème au moteur qui empêche l'avion de décoller. Tous les vols de la compagnie belge sont alors retardés.

 

Difficile de trouver un avion disponible en haute saison

La compagnie doit alors trouver un avion de substitution. "En haute saison, il est compliqué de trouver un autre avion. Nous avons cherché un autre avion en Europe, en Afrique, partout et nous en avons finalement trouvé un en Espagne mais ce n'est pas facile du tout", a justifié Baptiste Van Outryve, porte-parole de Thomas Cook.

Les Belges encore sur place devraient rentrer cette nuit au plus tard.