Réorienter sa carrière et repartir de zéro est un pari osé, en ces temps de crise.  Christine-Aurore Magnée, maman, est devenue marchande ambulante de vêtements pour petites filles. "Généralement je cherche les sorties des écoles, les sorties des parcs, des plaines de jeux", indique-t-elle au micro de Thomas de Bergeyck pour RTL TVI.

 

Un licenciement et une réflexion

L’idée, elle l'a eu il y a cinq ans, après un passage à vide professionnel et en pleine crise économique. Il a fallu réagir. "J’ai travaillé pendant dix ans dans des grosses boîtes de télécom, comme ingénieur.  Ensuite, j’ai été licenciée, enceinte de six mois. Alors cela m’a permis de réfléchir  à ce que je voulais faire. J’ai eu ma première fille et j’ai toujours beaucoup bricolé donc un jour j’ai créé ma première robe." Les autres modèles ont suivi. Aujourd’hui, la camionnette attire le regard des passants qui en profite même pour anticiper certains achats. "Je vais avoir une petite fille dans quelques jours donc quand je vois des vêtements pour petites filles, j’ai très envie de les acheter " , explique une cliente enceinte.   

 

Objectif: l'étranger

Le métier de marchand ambulant séduit de plus en plus de Belges. On en dénombre près de 14.000 en activité, soit 7% du commerce de détail. Depuis que Christine-Aurore a lancé son projet, les encouragements sont légion. "J’espère que ça marchera pour madame et qu’elle passera dans d’autres communes qu’Ixelles ou Uccle.", lance un passant. Objectif de Christine-Aurore : lancer à la rentrée des modèles pour garçon et pourquoi pas, séduire l’étranger.