Michèle Martin, l'ex-femme de Marc Dutroux, pourrait entrer dans un couvent néerlandais dans le cadre de sa libération conditionnelle, rapporte samedi le journal néerlandais Trouw. Les couvents néerlandais ont réagi avec hésitation à la question de savoir s'ils pouvaient accueillir Michèle Martin, indique le journal. Mais, l'ex-femme de Marc Dutroux est la bienvenue. "La porte reste ouverte en principe", a précisé l'abbé Daniel Hombergen, de l'abbaye Maria-Toevlucht à Zundert.

 

A-t-elle berné le tribunal ?

La libération conditionnelle de Michèle Martin pose de nombreuses questions depuis son annonce. Une large partie de la population s'y oppose sur le plan moral et éthique. Sur le plan juridique, cette libération conditionnelle est plus "normale", même si certaines voix se sont élevées pour signaler qu'elle n'avait jamais indemnisé ses victimes, ce qui serait pourtant essentiel dans le cadre de sa libération conditionnelle. Pour Jean-Denis Lejeune, le Tribunal d'application des peines s'est ainsi fait rouler parce qu'il n'a "même pas vérifié les affirmations de Martin (...) C'est le signe qu'elle continue à mentir et que sa volonté de réinsertion est totalement absente".

 

265 euros sur un compte "tiers"

L'avocat de Michèle Martin a confirmé par lettre aux parties civiles que sa cliente n'a jamais "commencé à indemniser" ses victimes. Mais dans la lettre envoyée par Maître Thierry Moreau, l'avocat estime lui "qu'indemniser les victimes n'est pas une condition pour être libérée conditionnellement". Il précise également que Michèle Martin aurait provisionné sur son compte "tiers" une somme de 265 euros, versée en règlements de 5 euros par mois depuis plusieurs années, qu'elle se propose de mettre à la disposition des parties civiles, auxquelles plusieurs centaines de milliers d'euros ont été alloués par la cour d'assises.