Selon Vincent Gilles, président du syndicat policier SLFP, qui s’exprimait pour l'hebdomadaire Le Soir Magazine, les coûts de la surveillance et la protection pour Michèle Martin s’élèveront à 120.000 euros mensuels. Le magazine a également estimé à 735.000 euros le montant que la détention de Michèle Martin avait  déjà coûté depuis son incarcération.

 

Un dispositif de taille

Plusieurs réunions ont eu lieu entre la police locale, la police fédérale, le ministère de l'Intérieur et la Ville de Namur afin de préparer l'arrivée de Michèle Martin à Malonne. Le dispositif de sécurité qui sera mis en place devrait ainsi concerner 30 équivalents temps plein pour un roulement de quatre policiers par jour au minimum, soit une soixantaine d'agents différents par mois. Pour un coût total mensuel évalué à 120.000 euros.    

 

126 euros par jour

Jusqu'à présent, le coût de la détention de Michèle Martin est évalué par l'hebdomadaire à 735.840 euros. Il se base sur un coût de 126 euros par jour par détenu multiplié par ses 5.840 jours d'incarcération. Selon l'administration, cette somme par jour est la moyenne pour tout détenu.

 

Milquet relativise les chiffres

La ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet a finalement souhaité réagir afin de relativiser l’estimation du syndicat policier. Elle a indiqué que le coût de 120.000 euros par mois était "excessif et non avéré".
 
La ministre a également  déclaré que les mesures prises dans le cadre de la surveillance et de la protection du couvent des Clarisses à Malonne étaient "de l'ordre du normal et n'ont vraiment rien d'exceptionnelles".

"Tous les jours, dans toutes les zones du pays, les polices locales reçoivent un appui fédéral. Ce n'est pas un mécanisme exceptionnel", a ajouté Joëlle Milquet. Elle rappelle que l'Etat doit assurer la sécurité et le maintien de l'ordre public et que cette mission de surveillance s'inscrit dans ce cadre.