Dans sa missive, publiée in extenso mercredi par Paris Match, Jean-Denis Lejeune interroge Michèle Martin sur les circonstances qui ont conduit au décès de sa fille, la pressant de répondre aux questions en évoquant une souffrance "qui enchaîne pour l'éternité, qui vous use comme un cancer, qui vous tue à petit feu, qui vous amène à désespérer, à ne plus croire en rien"

 

"J'ai envie de hurler. J'ai envie de crier à l'injustice."

Le papa de Julie commence sa lettre par ces mots: "Madame Martin, vous êtes maintenant libre. J'ai envie de hurler. J'ai envie de crier à l'injustice." Il explique ensuite qu'il a refusé de participer à une tentative de médiation demandée par Michèle Martin. Il évoque son refus d'entendre une demande de pardon et sa volonté de ne pas offrir la démonstration d'un père meurtri. Tout au long de la lettre, il réclame des explications sur la nature humaine de celle qui a joué un rôle dans l'enlèvement des enfants. Il veut savoir comment, pourquoi elles ont été enlevées et ce qu'il s'est passé tout au long de leur séquestration.    

 

"Quoi qu'il arrive, sachez que vous n'aurez jamais mon pardon"

Il s'interroge aussi sur l'absence de réaction de Michelle Martin alors que les petites étaient enfermées dans la cave et que Marc Dutroux était en prison. "Quoi qu'il arrive, sachez que vous n'aurez jamais mon pardon car vous êtes directement responsable du pire", écrit-il encore.