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Les disputes entre les parents reconnues comme maltraitance pour l'enfant: "Ça a des impacts très importants"

 

Les services de SOS Enfants ont reçu plus de 5.000 signalements en Belgique en 2016. Et parmi les cas les plus fréquents, une nouvelle catégorie: les enfants exposés aux conflits parentaux. Reportage de Thibault Balthazar et Dominique Sokolowski.

Des violences parentales qui ne sont ni physiques, ni sexuelles pour l’enfant, mais gâchent les premières années de sa vie. La violence conjugale par les disputes, par les coups qui s’échangent dans les couples, est désormais reconnue en tant que tel comme une maltraitance pour l’enfant.

"Il s’agit de violences conjugales, ce qui veut dire que un des partenaires violente l’autre avec une emprise psychologique, une manipulation, avec éventuellement des impacts physiques aussi", explique le Professeur Emmanuel de Becker, pédopsychiatre à Saint-Luc. "Ces enfants plongés dans ces situations-là sont en état de maltraitance", précise-t-il.

383 signalements, 716 diagnostics de violence conjugale par SOS enfants, rien qu’en 2016. Cette maltraitance s’insère dans beaucoup de familles avec pour conséquence l’accroissement du sentiment d’insécurité en bas âge et les risques de reproduction lors du passage au monde adulte.


"L'enfant est dans un état d’angoisse, s’interroge, culpabilise..."

"Idéalement, la famille c’est lieu où il n’y a pas de violences et donc quand il y a malheureusement de la violence conjugale et bien ça a évidemment des impacts très importants sur l’enfant", explique Professeur Emmanuel de Becker, pédopsychiatre à Saint-Luc. "Il est dans un état d’angoisse, s’interroge, éventuellement culpabilise ‘est-ce que c’est à cause de moi ?’. Et bien ça va avoir des conséquences aussi bien à court terme que sur le long terme au niveau de l’enfant", indique-t-il.

Ces violences ne vont pas uniquement de l’homme vers la femme. Dans 30% des cas, c’est l’homme qui est la victime.

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