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Plongée au coeur du "business game" de Solvay: à quoi ça sert ?

Plongée au coeur du
 

BEL RTL Eco avec Bruno Wattenbergh, qui a évoqué un "Business Game" lundi matin.

C’est quoi un « business game » ?

De plus en plus on recourt au jeu pour apprendre ou même pour prouver ses compétences, on est en quelque sorte hors du monde réel, mais on agit « comme si », souvenez-vous de cette merveilleuse expression de notre enfance « on disait que » … Et bien c’est la même chose dans ce Solvay Business Game, pendant deux jours, des étudiants de bachelier et de master, triés sur le volet, réunis par paire, tentent de résoudre 6 défis basés sur 6 questions concrètes que se posent des entreprises dans le monde réels.

Qui proposent ces challenges ?

Les entreprises partenaires du Business Game, à savoir McKinsey, Unilever, BDO, Electrabel, Baume et Mercier et la SNCB. Ces entreprises sélectionnent des questions qu’elles se posent, les proposent aux participants et analysent leurs réponses. La SNCB va proposer un problème de mobilité, Electrabel poser une question sur sa stratégie à long terme, Unilever demander aux étudiants de réaliser une campagne de marketing pour l’un de ses produits. Quant à McKinsey il proposait hier de travailler sur l’éradication du virus Ebola. Le tout bien sûr en très peu de temps et par équipe.

Quels sont les objectifs très concrets d’une épreuve de ce type ?

Et bien l’école et l’université restent encore trop souvent le paradis de la théorie, du conceptuel, de ce qu’on appelle les « hard skills », les compétences de base. Mais ce n’est pas suffisant que pour être recruté, ou pour contribuer efficacement dans une entreprise. Ici, les étudiants peuvent apprendre et mettre en pratique sans risque leurs soft skills, tous ces petites savoirs qu’on apprend pas à l’unif, ces attitudes, ces talents, comme le travail en groupe, la résistance au stress, la synthèse, la présentation orale. Et puis, ne nous voilons pas la face, ils se mettent en valeur vis-à-vis des employeurs chez qui ils rêvent de travailler. Et inversement, les employeurs viennent repérer les talents …

Solvay Business Game refuse du monde 

Effectivement, il y avait 1.600 inscrits et seulement 400 étudiants repris, par binôme, venus de toute l’Europe, 25 nationalités, 52 universités différentes.

Qui organise cette grosse machine ?

Une vingtaine d’étudiants de l’école de commerce Solvay, une soixantaine pendant l’événement. Le business game existe depuis 8 années déjà et il serait le plus important au niveau mondial.

Et l’ambition de l’équipe est de l’exporter dans un maximum d’école de commerce et d’organiser la finale à Bruxelles. Une sorte de jeux olympiques des business games… mais aussi d’en organiser en humanités.

Le chiffre éco du jour 

Premier, c’est la place obtenue par EASI, une PME nivelloise dans le secteur informatique, au classement des meilleurs employeurs de Belgique. Un classement organisé par l’institut Great Place to Work qui organise ce concours dans 45 pays.

Une belle récompense car aujourd’hui dans la plupart des entreprises, c’est les talents qui comptent et les attirer est un véritable défi, comme les garder d’ailleurs !


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