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Flamands et francophones n'auront plus leurs vacances en même temps : "Comment vais-je faire?", se demande une maman bruxelloise

En 2019, les vacances de Pâques commenceront en Flandre une semaine plus tôt qu'en Belgique francophone, rapportent lundi les journaux Het Nieuwsblad et Gazet Van Antwerpen. C'est la première fois dans notre pays que des vacances scolaires sont prévues à deux dates distinctes, mis à part une tentative peu fructueuse en 1995.

Alors qu'en Flandre et dans l'enseignement néerlandophone bruxellois les congés de Printemps en 2019 commenceront le 8 avril, ceux-ci débuteront en Wallonie et dans l'enseignement francophone bruxellois une semaine plus tard, soit le 15 avril.


Pour une question de jour de congé en plus ou en moins

"Nous ne faisons qu'appliquer la règle", indique la ministre flamande de l'Enseignement, Hilde Crevits (CD&V). Le règlement stipule que si la fête de Pâques tombe après le 15 avril, les vacances de Pâques doivent avoir lieu les deux semaines qui précèdent. Dans pareil cas, le lundi de Pâques ne tombe plus pendant les congés et représente dès lors un jour de congé supplémentaire.

Du côté de la Fédération Wallonie-Bruxelles, un autre calendrier a été décidé. "En faisant du lundi de Pâques un jour de congé supplémentaire, vous obtenez moins de 181 jours d'école pour l'année scolaire en question, relève Marie-Martine Schyns, ministre francophone de l'Enseignement (cdH). Or, l'année scolaire doit compter entre 181 et 183 jours d'école au minimum. C'est pourquoi le lundi de Pâques tombe chez nous en plein milieu des vacances de Pâques".


Presqu'une première

Un calendrier des congés scolaires différent selon les régions du pays existe déjà depuis longtemps en France et en Allemagne notamment. En 1995, un essai a également été tenté en Belgique afin de prolonger la saison touristique à la Côte, mais ce ne fut pas un succès. "Quatre semaines avec interruptions au lieu de deux semaines à plein régime" s'était alors révélé critique. "Si l'expérience se passe bien en 2019, nous pourrions toutefois à nouveau penser à des périodes de congé distinctes selon les communautés", conclut Mme Schyns.


"Comment vais-je faire?"

Cette situation est un problème pour de nombreuses familles bruxelloises. C'est le cas d'Anouch, enseignante dans un établissement scolaire francophone à Schaerbeek, mais dont les deux fils, Nathan et Raphael, 3 et 9 ans, sont inscrits dans une école flamande à Wemmel.

Elle n'a pas très bien pris cette nouvelle : "Je suis restée scotchée parce que je me suis dit 'comment vais-je faire?', a-t-elle expliqué ce matin sur Bel RTL. Je ne peux pas demander à l'école d'avoir congé pour garder mes enfants. Ça veut dire que moi, j'ai fait le choix de gagner un peu moins pour pouvoir garder mes enfants pendant les congés scolaires. Là, je tombe un peu des nues".

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