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Plus de 828 Belges considérés comme radicalisés: Geens et Jambon demandent l'aide des communes pour les suivre

Plus de 828 Belges considérés comme radicalisés: Geens et Jambon demandent l'aide des communes pour les suivre
 

Plus de 800 Belges sont considérés comme radicalisés. Le ministre de la Justice Koen Geens et le ministre de l'Intérieur Jan Jambon ont envoyé une circulaire aux communes afin de s'impliquer davantage dans le suivi de ces islamistes radicaux.

Plus de 828 Belges sont considérés par les autorités comme étant radicalisés. Tous devraient faire l'objet d'une surveillance accrue. Dominique Demoulin et Xavier Gérard se sont procuré, en exclusivité, la dernière circulaire des ministres de la Justice et de l'Intérieur. Koen Geens et Jan Jambon demandent aux communes concernées de s'impliquer davantage dans le suivi de ces islamistes radicaux.


828 foreign terrorist fighters

On les appelle désormais des FTF, foreign terrorist fighters, ce qui donne en français : combattants terroristes étrangers. Aujourd’hui, selon les derniers chiffres de l’Ocam, on en dénombre 828. Il y a 270 résidents belges présents en Syrie ou en Irak, 15 en route vers ces pays, 129 qui en sont revenus, 62 qui ont été empêchés de partir et 352 qui auraient l’intention de rejoindre une zone de conflits djihadiste.


Une fiche de renseignements personnalisée 

Selon la nouvelle circulaire des ministres de l’Intérieur et de la Justice, tous devront faire l’objet d’une fiche de renseignements personnalisée reprenant les informations de la police, de la sureté, des services de renseignement, mais aussi des services locaux non policiers, par exemple, le personnel des CPAS ou les agents communaux. "Nous récoltons déjà de l’information, nos services sont présents sur le territoire, mais chacun reste dans sa mission, les assistants sociaux ou bien les éducateurs de rue ont une mission sociale d’accompagnement et pour garder la confiance des gens, ils ne sont pas des indics de police", a expliqué Bernard Clerfayt, bourgmestre de Schaerbeek, au micro de Dominique Demoulin pour RTL TVi.


"Un parapluie pour le ministre"

Pas question non plus de refuser un passeport ou de radier d’office un habitant soupçonné d’avoir rejoint la Syrie. Ce n’est pas notre rôle, ce ne sont pas nos prérogatives, dit encore le bourgmestre. Cette circulaire ne va-t-elle donc servir à rien ? "C’est beaucoup un parapluie pour le ministre qui demande d’autres services, notamment les services communaux et locaux, de faire une tonne de travail de recherche, d’indic ou de mesure de contrainte alors que le ministre de l’Intérieur et le ministre de la Justice n’ont pas les moyens à leurs services, à la justice » et à ,la police judiciaire fédérale, d’avoir la capacité de mener toutes les enquêtes sur toutes les personnes qu’il faudrait surveiller", a ajouté M. Clerfayt.

Aujourd’hui encore, la Belgique est le premier fournisseur européen de djihadistes, mais pour les bourgmestres que notre journaliste a contactés, pas question de transformer les communes en bureau de la sureté.

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