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Voici pourquoi il est très compliqué d'expulser un étranger ayant reçu l'ordre de quitter le territoire

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L'agresseur des policières à Charleroi était un Algérien, en situation irrégulière, qui avait déjà fait l'objet de deux ordres de quitter le territoire. Mais comment se fait-il, dès lors, que cet homme de 33 ans se trouvait encore sur le territoire belge ?

L'homme qui a agressé les deux policières à la machette, samedi à Charleroi, était connu des services de police et était en situation irrégulière. Il avait donc été sommé de quitter le territoire belge à plusieurs reprises. Mais comme beaucoup d'illégaux, il n'a pas obtempéré.

Les procédures d'expulsion sont réglementées par l'Office des étrangers qui avoue rencontrer de nombreuses difficultés pour faire appliquer de telles décisions, notamment pour identifier la nationalité de certaines personnes. "Beaucoup de ressortissants étrangers mentent sur leur nationalité et leur langue n'est pas toujours un élément qui permet de définir leur nationalité. Quelqu'un qui parle arabe peut se dire Tunisien, mais il peut aussi être Marocain, Algérien ou Libyen. C'est très complexe, et on ne peut rapatrier une personne d'origine étrangère vers son pays que lorsqu'on aura la certitude qu'il sera repris par les autorités nationales", a confié Dominique Ernould, porte-parole de l'Office des étrangers, au micro de notre journaliste Emmanuel Dupont.

Détention en centre fermé: "Il y a des priorités"

Dans certains pays, le rapatriement des illégaux serait quasi inexistant, faute d'accords diplomatiques. La Belgique a signé récemment une convention avec le Maroc, mais pas encore avec l'Algérie.

Mais alors pourquoi l'agresseur des policières n'a-t-il pas été placé en détention après avoir reçu l'ordre de quitter le territoire ? "Tout est une question de priorité, de place. Nous avons actuellement 583 places en centre fermé, mais parfois nous n'avons pas de place disponible. Et puis il y a des priorités. Par rapport aux personnes qui ont reçu un ordre de quitter le territoire et qui sont interceptées, la priorité est donnée aux personnes qui ont été condamnées, donc les criminels et les personnes qui ont porté atteinte à l'ordre public", a ajouté Dominique Ernould.

Selon les chiffres du centre fédéral "migrations", un peu plus de 24.000 étrangers ont fait l'objet d'arrestation administrative en 2015. Près de 16.000 d'entre eux ont reçu l'ordre de quitter le territoire. Depuis 2007, les retours volontaires assistés ne cessent d'augmenter. Près de 5.000 personnes sont rentrées dans leur pays l'an dernier.

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