Comme en 2012, le Tax Freedom Day - c'est-à-dire le jour où le contribuable belge cesse de payer des impôts et travaille pour son propre compte - tombe cette année aujourd'hui, le 14 juin, ressort-il de la 8e étude consécutive menée par PwC sur le sujet. "Durant les premières éditions de notre enquête, le Tax Freedom Day tombait toujours le 8 ou le 10 juin. L'an dernier, un recul négatif s'est opéré vers le 14 juin, une tendance qui s'est confirmée cette année", a expliqué Frank Dierckx, managing partner chez PwC Tax Consultants.  "Pour définir ce Tax Freedom Day, on divise le montant total des recettes fiscales en Belgique, y compris les cotisations sociales, par le PIB. Pour 2013, on obtient ainsi un pourcentage de 44,9 %. En le projetant sur une année, on parvient à la date du 14 juin. Ce statu quo par rapport à 2012 "n'est pas surprenant", a poursuivi M. Dierckx.

 

A quoi servent nos impôts ?

Le contribuable belge est l'un des plus taxés en Europe. Cette année ce sont près de 45% de ses revenus qui sont partis en impôts.  Nos impôts, c'est l'une des principales recettes de l'Etat. Un pactole récolté auprès des citoyens, mais qui est ensuite redistribué. Eric De keuleneer, économiste et professeur à la Solvay Business School, nous éclaire sur le sujet au micro de Simon François pour RTL TVI: "Les pensions, nos allocations de chômage et tout ce qui concerne les soins de santé sont parmi les principales sources de dépenses de l'Etat, mais également de retour vers le citoyen."

 

"Les gens gagnent moins et donc ils dépensent moins"

Un accouchement par exemple coûte en moyenne à une famille 1200 euros. Si elle devait assurer ce montant réel, ce montant s'élèverait à 5000 euros. Sécurité, transport, infrastructures, les redistributions sont nombreuses et un peu trop généreuses en ce moment : "La conjoncture n'étant pas bonne, les dépenses ont tendance à monter et les recettes à diminuer. Les gens gagnent moins et donc ils dépensent moins. Les recettes de la fiscalité indirecte diminuent et diverses dépenses de solidarité augmentent", a poursuivi Eric De keuleneer. Les richesses de l'Etat systématiquement redistribué à la population, pas tout à fait. Un des grands postes du Budget actuellement, c'est le remboursement des intérêts de la dette publique. Une dépense qui ne profite pas vraiment à tout le monde.