Du côté de la direction, c'est la surprise totale. "Nous avons conclu une CCT le 31 juillet dernier concernant le plan de rationalisation et la paix sociale. Nous devions aussi nous réunir lundi prochain pour discuter sur un certain nombre de problèmes. Cette grève nous surprend. Nous attendons des informations des syndicats car nous ne connaissons pas leurs revendications", a expliqué Guy Viselé, porte-parole de Belgocontrol.
 

D’après la direction, la sécurité n’était pas menacée

Le plan de rationalisation a réduit le nombre de contrôleurs aériens à certains moments car le nombre de mouvements aériens a baissé des suites de la crise. La sécurité n'a jamais été menacée, a-t-on précisé chez Belgocontrol. "Les syndicats ont aussi approuvé ce plan. Cela nous surprend donc qu'ils disent qu'il y a trop de travail. Nous sommes ouverts à de nouvelles négociations", a ajouté M. Viselé. Le porte-parole a confirmé qu'aucun vol à l'arrivée/départ ne sera possible entre 18h00 et 20h00 vendredi à l'aéroport de Bruxelles. M. Viselé déplore que les compagnies et les passagers soient touchés par ce mouvement.


Les compagnies aériennes ne suivent pas le mouvement

Dans un communiqué, BATA, la fédération du secteur des compagnies aériennes belges (dont Brussels Airlines, Thomas Cook Airlines et Jetairfly sont, entre autres, membres) a réagi fermement face à ce mouvement et dénonce l'action imprévue qui "provoquera d'importantes perturbations à l'ensemble des passagers au départ ou en direction de Bruxelles". "BATA et l'ensemble de ses membres tiennent à se distancer de cette action et se concentrent actuellement à trouver une solution pour l'ensemble de ses passagers concernés par la grève", conclut le communiqué.