La crise n'a pas fini de faire parler d'elle. De nombreuses entreprises, en son nom (mais est-elle vraiment à l'origine de leurs ennuis financiers?), ont procédé et procèdent encore à des licenciements collectifs. Sur la seule journée de mardi, près de 700 emplois, dans divers secteurs, sont dans une situation très défavorables. La plupart d'entre eux devraient être supprimés.

Sonica va déposer son bilan mercredi. Elle était spécialisée dans la distribution de DVD, jeux vidéo, ordinateurs et matériel électronique. Ses magasins Extrazone (58 enseignes), Sony Center (8 sur 34, voir encadré) et Bilvo (3) sont sous scellés depuis mardi après-midi. La société employait 390 personnes en Belgique. Leurs emplois sont gravement menacés.

 

La chimie, l'automobile, la presse...

Si Sonica est victime du passage au numérique (téléchargement de musique et de vidéo, achat de DVD, CD, jeux vidéo en ligne), ce n'est pas le seul secteur en crise. La chimie, l'automobile et la presse sont également touchées de plein fouet par les évolutions de la société. 

Chez UCB, à Braine-l’Alleud, un conseil d’entreprise est prévu à 10h ce mercredi. Le couperet est tombé mardi. Le groupe pharmaceutique a annoncé sa volonté de licencier 174 personnes, soit 10% des effectifs du site. UCB veut se recentrer sur la biopharmacie, au détriment du département "recherche et développement" où 120 emplois sont menacés. La procédure Renault a été déclenchée.

La crise pèse chaque jour un peu plus sur le secteur automobile… 110 emplois sont menacés chez Recticel à Wetteren, en Flandre. Cette société produit des pièces de voitures et notamment des tableaux de bord pour la marque Mercedes. Mais ce contrat se termine en 2010 et Mercedes veut dorénavant produire ses pièces à partir d'un site de Recticel en Allemagne. Si la restructuration est bel et bien mise en oeuvre, 110 postes seront donc supprimés sur le site de Wetteren qui emploie actuellement 653 personnes.

Enfin, le personnel de Sanoma fera grève ce mercredi. Il s’agit de la société éditeur des magasines Télémoustique, Humo, Libelle et Flair notamment. Les travailleurs protestent contre les 76 licenciements annoncés par la direction. Au total, l'entreprise compte 560 travailleurs en Belgique.

 

... sans oublier l'industriel

A Seraing, la grève se poursuit chez CMI, où une quarantaine de poste est menacée. La dernière réunion entre syndicats et direction n’a rien donné. Une direction qui ne change pas de position : elle propose aux travailleurs jugés excédentaires, de déménager vers la France, ou de recevoir une "aide à la reconversion". Des propositions que continuent de refuser le personnel, en grève depuis 2 semaines.

Spécialisé dans la conception, la modernisation et l'entretien d'équipements industriels, le groupe CMI emploie 3.600 personnes dans le monde.