Les patrons qualifient la nouvelle mesure du gouvernement pour aider les ouvriers licenciés "d'amende imposée aux entreprises". "Cette mesure est une gifle pour les milliers d'entreprises qui tentent de garder le cap en dépit de circonstances difficiles", affirment la FEB, UNIZO, l'UCM, l'Agrofront, VOKA, l'UWE et BECI ce mercredi dans un communiqué commun.
Il s'agit d'"une mesure unilatérale et de nature à alourdir la charge administrative, ainsi qu'un frein à la relance naissante", selon les organisations patronales.
Pourquoi encore négocier sur le statut unique ouvrier / employé ?
Les employeurs du Groupe des 10 se concerteront par ailleurs sur la question de savoir si la poursuite des négociations relatives à un statut unique pour les ouvriers et les employés est encore utile. L'indemnité prévue, du 1er janvier au 30 juin 2010, pour les ouvriers licenciés de manière individuelle ou après faillite ne sera pas taxée fiscalement et sera exonérée de cotisations sociales. Elle sera prise en charge par l'Onem. L'employeur devra rembourser 33% de la prime, sauf s'il a utilisé une des trois mesures anti-crise.
"Les secteurs et les entreprises qui n'ont jusqu'ici pas eu recours aux mesures anti-crise font aujourd'hui, très paradoxalement, les frais de cette nouvelle mesure", estiment encore les employeurs, qui redoutent également des troubles sociaux chaque fois qu'une entreprise aura recours au chômage temporaire pour ouvriers. "Ces derniers y verront en effet potentiellement un signe avant-coureur de licenciement", concluent-ils.












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